illusion

Tu pensais avoir une mère et un père

ha ! ha ! ils t’ont violé un soir de ta mémoire

Te laissant flotter dans ton vomi

Avec une belle morale pour suppositoire

Tu pensais avoir des amis qui partageaient tes soucis

ha ! ha ! ils ne faisaient que piller ce que tu crois

être l’ubumanité

Le désir débile d’être le roi d’un territoire loué

Tu flattais tes possessions, ta vanité

ha ! ha ! tu ne caressais que des cadavres figés

La matière ne bouge plus, l’or pareil qu’un trou du cul

Tu pensais avoir le pouvoir

De quoi ? Lutter contre le hasard ?

Pour oublier que tu es né

illusion, illusion, illusion

exister, être

cortège de conditionnements

précalculés

illusion, illusion

la mort comme l’excuse de la vie

oui, oui, accident, ce que je suis

existant

par défaut

à mon corps défendant

je m’en vais, je m’en vais

tiré par la chasse d’eau cosmique

ma bouche pleine de merde

et mon corps rempli de vide

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A propos Marc Mahé Pestka

Ecrivain, game designer, explorateur de littérature interactive depuis quelques décennies, déjà.

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