entrailles

repais-toi de mes entrailles bleues qui t’ont donné la vie, sur lesquelles tu as droit de mort

repens-toi de m’avoir humiliée, de m’avoir oubliée

quand tu mangeras le fœtus dont on devine déjà la fente

qui a le malheur de ne pas être de ton sexe rabougri

jusqu’à présent je me suis tue et tu m’as tuée j’ai été ta servante, ton jouet, ce que tu craignais et n’osais pas t’avouer…

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maman est gentille, maman ne me fera pas de mal maman me fera l’amour et je serai le plus gentil des petits garçons

j’arrêterai d’être méchant et de lui mettre des coups de pied dans les tibias

chuis pas assez grand pour punir le four puant

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oui mon petit chéri, jusqu’à maintenant je t’ai laissé jouer avec mon corps

mais c’est fini terminé tout ça oh la la ah ah ah

maintenant je vais torcher à coup de crochets

ton nez gluant et ton cul suintant goutte à goutte des larmes de sang

qu’est-ce qu’il a encore fait le vilain petit canard ?

viens petit imbécile viens maman va t’aider

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A propos Marc Mahé Pestka

Ecrivain, game designer, explorateur de littérature interactive depuis quelques décennies, déjà.

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