Le Prince et la Princesse

D’abord, se bâtit la forêt, feuillue et aux strates riches en faune et flore de toutes espèces.

Ce sont des arbres aux essences continentales, quelques feuillus, certains conifères. Au pied de ces géants aux verts variés, des arbustes entremêlés de lianes de liseron cloisonnent la forêt d’un enchevêtrement serré. Le sol n’est que rarement nu, laissant apparaître des mares de terre noire et grasse. Les feuilles, les brindilles qui craquent sous le sabot et l’humus brun qui grouille de lombrics tapissent les sous-bois de leur odeur humide.

Et puis enfin, apparaissent le cheval, l’armure, et le vague à l’âme de celui qui cherche l’aventure pour oublier et s’oublier.

***

Son heaume était relevé, ses traits fouettés par la brume se détachaient nettement de ses sourcils noirs, barre évidente dans un visage blafard. La bouche un peu pincée, le poil sale omniprésent, le nez de travers, témoin de moult combats et querelles de soiffard, il avançait en sifflotant une bourrée triste.

Les sabots martelaient le sol régulièrement, quoique la progression du cheval fût particulièrement épineuse à certains endroits par trop marécageux. L’éclat métallique de son armure de plate, cet éclat si gris, presque blanc, lorsqu’il fut adoubé, avait disparu sous les traces rouille fade que ses victimes avaient laissées lors de combats épiques, et les tâches vert-de-gris laissées par la corrosion que l’atmosphère humide occasionnait. D’ailleurs, non contente d’avoir un éclat souillé, son armure souffrait aussi dans son intégralité. Le gant gauche pendouillait, disloqué, ne tenant plus que par quelques points d’accroche ; la jointure du plastron et la dossière, dorénavant lâche, laissait apparaître la peau grise et velue de l’homme ; de nombreuses bosses ornaient ses jambières ; il chaussait dorénavant de simples poulaines en tissu, ses solerets ayant été volés lors d’un de ses rares bains, par des brigands trop couards pour s’attaquer à lui en armure.

Le soleil se couchait, la pénombre gagnait le couvert, qui d’émeraude virait à cuivre, avant que de se délayer dans l’anthracite le plus sombre. De temps en temps, une tâche plus claire trouait le lointain. Une clairière où le prince aurait voulu se reposer de sa morbidesse, mais qu’il savait ne pouvoir atteindre, car la distance est traîtresse dans le sous-bois, et ce qui semble à moins d’une lieue à vol d’oiseau, s’avère à plus de quatre heures de course.

Pourquoi était-il parti de son château, dans lequel tous les honneurs lui étaient rendus, sans qu’il ait à les donner ? En son âtre, ripailles et orgies scandaient la monotonie du devenir. Il gobichonnait à en perdre la tête, et de sa tour, il pouvait choisir dans le village sis les jouvencelles qui, le soir, partageraient sa couche.

La politique se résumait à un subtil dosage de gracieusetés et de répression envers les serfs, de négociations pour la forme avec ses vassaux, et de rendez-vous galants accordés aux princesses lors des fêtes données dans les autres châteaux. Les jours passaient identiques et insouciants, entre les dociles flatteries des ménestrels et les moqueries impertinentes de son fou personnel. Sa fenêtre donnait sur un doux plateau qu’éclairait un chaud soleil perpétuel, encaissé entre deux montagnes aux sommets déchirés.

Maintenant, son seul paysage se résumait aux oreilles baies du cheval qui trouaient le lent défilé des troncs de chênes-hêtres. Vaincu par la fatigue et abruti par le bercement de sa monture, il dut songer à s’arrêter, sous peine de choir de son destrier. Il tira lentement sur ses rênes, le cheval s’arrêta, il descendit.

Il attacha le licol de son cheval à un arbuste épineux et se piqua un doigt. Il ne s’aperçut même pas qu’une goutte de sang naissait sur sa peau épaisse. Enfin, il enleva la selle de son fidèle compagnon, et le déchargea de l’unique ballot qu’il avait toujours conservé depuis son départ : un paquetage long de presque une toise qu’il défit. Il en sortit quelques hardes, de la venaison salée et fumée qu’il grappilla au passage, ainsi qu’une longue épée froide et épaisse : son épée, Iah-Hel. La garde finement ciselée en tiges d’épines demandait deux mains pour la saisir – ou une seule poigne large, ferme et forte. Le tranchant était resté tels que lors de son adoubement : terriblement mortel. Il la coucha aux pieds d’un arbre, et s’étendit à son tour sur le tapis de mousse spongieuse. Il gardait son armure pour dormir, délaissant seulement son heaume, posé à côté de lui. Allongé au pied d’un vieux chêne épais et sûr, à l’écorce craquelée, la tête reposant sur le coude d’une racine émergeant du sol, peu soucieux des insectes qui commençaient à parcourir son corps, il laissa son imagination lui rejouer la scène de son départ, comme il en avait pris l’habitude ces neuf derniers mois.

***

Adonc, alors qu’un jour de chasse il se promenait avec sa splendide armure et son fier destrier dans les contrées boisées et giboyeuses aux alentours de son château, il remarqua une chaumière que jamais jusques ici il n’avait visitée.

Le soir tombait. Le prince n’avait toujours pas attrapé de gibier, ayant préféré muser et se laisser saisir par la douceur de la nature. Quoiqu’il ne disposât que de peu de temps pour ne pas revenir bredouille par devant la cour, toujours avide de ces exploits solitaires dans les bois, il décida d’aller s’enquérir de ces gens.

Il tenait à les voir, car après avoir fait le mal tout d’un coup (il avait levé un nouvel impôt la semaine passée), il voulait distiller peu à peu le bien, pour de ses vassaux se faire aimer. Et puis, qui pouvait savoir, la famille de serfs cachait peut-être en son sein un joyau de jouvencelle qui lui siérait pour la nuit.

Il s’approcha de la maisonnée. Le mas était formé de pierres grossières qu’une gâche de ciment parvenait à peine à retenir. Le toit de chaume laissait lui aussi filtrer un peu de la clarté orange que le feu donne aux intérieurs, de même que les saignées de l’unique fenêtre qui perçait la façade. Le prince enleva son gant aux multiples articulations métalliques et toqua à la porte en bois. La vermoulure s’effrita sous les chocs répétés de son doigt.

« Hola, mes gens, ouvrez à votre Prince qui vient discuter avec vous. »

Après quelques instants de silence et de calme, la porte s’ouvrit, laissant place à une jeune fille délétère, drapée dans une robe de bure en lin blanc. Elle était aussi grande que le prince, bien que plus fine, si menue que son corps paraissait fait de filaments de métal précieux et vivant. Son visage ovale était au quart caché par une mèche clairsemée, de longs cheveux noirs descendaient dans son dos, et ses yeux brillaient du plus pur des azurs. Reste qu’elle portait beau une certaine rondeur pouponne, et que sa peau exhalait des senteurs sucrées.

Elle lui apparut comme un ange, drapée dans un halo crépitant que l’âtre découpait derrière elle. Il tomba à genoux, puis se releva prestement, ayant subitement conscience de l’absurdité de son geste. Il était Prince et ne s’agenouillait que devant les rois, ses semblables.

« Je ne te connais pas, comment te nommes-tu ?, demanda-t-il d’une voix qui ne trahissait aucune hésitation.

– Guenièvre, répondit-elle doucement, soufflant plus que n’articulant, chantant plus que parlant. Le son cristallin de sa voix envahit l’espace à sa portée.

Dès cet instant, il sut qu’il avait trouvé le nom qui présiderait à sa destinée, car déjà il ne voulait plus que vivre par elle et pour elle. Il l’aimait à ne plus savoir que faire. Il aurait voulu l’embrasser sitôt, il aurait voulu se lover à ses pieds et n’en plus bouger, il aurait voulu ne rien lui faire, pour pouvoir toujours la contempler telle qu’en cet instant, pure, belle, intouchable. Il comprit immédiatement que si cet amour était partagé, il deviendrait un Dieu, et que s’il ne l’était pas, il deviendrait un chien. Il ne put formuler de pensées, et siffla seulement, haletant :

– Qui es-tu ?

– Les elfes me disent née des étoiles, mai tu sais comme ils sont facilement menteurs.

– Comment oses-tu me tutoyer, ne suis-je pas ton seigneur ?

– Comment oses-tu me poser cette question, ne suis-je pas devenue à l’instant la Princesse ?, assura-t-elle.

Il ne sut quoi répondre, il ne comprenait déjà plus le sens des quelques paroles qu’il venait d’échanger. En proie à une terrible confusion, il bredouilla quelque sabir inintelligible.

Plutôt que d’engager la conversation, plutôt que d’essayer de se montrer brillant, instruit et sensible, plutôt que de l’enlacer brusquement au nom des prérogatives que confèrent la noblesse, il se mit à fuir, sans regarder derrière lui, sans même prendre son cheval, effrayé qu’il était de ce sentiment si neuf pour lui, et de son ampleur surtout. Il courait et courait, fuyant dans le noir de la nuit il ne savait quoi ; puis fuyant la honte de s’être enfui. Ses bras tiraient tant qu’ils le pouvaient. Son armure cliquetait. Progressivement, le rythme de sa course décrut, à cause du poids de son accoutrement, du manque de visibilité, des branches qui lui fouettaient le visage, de l’asphyxie qui le gagnait. Combien de temps dura cette fuite ? Il n’aurait su le dire, ayant perdu tout sens de la mesure. Enfin, il trébucha sur une motte de terre, et il s’écroula, face en avant, le corps secoué de halètements excessifs.

Il savait qu’il venait à l’instant de perdre toute chance de vivre comme jadis, avant cet instant fatal. Son destin venait de prendre un nouveau sens, et dépendrait désormais de Guenièvre, de ce qu’elle penserait de lui et de l’estime qu’elle lui porterait.

Il se releva péniblement après avoir décidé de lui compter fleurette, vaille que vaille, même si elle le dédaignait, car il ne voyait plus que ce moyen pour conquérir la valeur de sa vie. Au jugé, il essaya de retrouver la chaumière, mais aucune lumière ne luisait plus. Longtemps il erra, scrutant désespérément le plateau et les abords des montagnes, marchant dans les ravines et les bois. Finalement, après plusieurs heures exténuantes, il retrouva son cheval, au milieu d’une prairie, broutant tranquillement, libre de tout mouvement. Lui aussi avait dû s’égarer, et avait fini par échouer là. Aucune maison ne se trouvait à côté de son cheval.

Il avait perdu Guenièvre.

Il retourna au château, où la cour inquiète de son retard l’attendait. Il ne daigna même pas prendre une collation, il ne remarqua même pas les moqueries qui s’échangeaient dans son dos, il fila directement dans ses appartements. Là, il s’assit sur le bord de son lit à baldaquin, et resta à méditer le reste de la nuit, perdu dans des songes dans lesquels un visage angélique riait de ses efforts pour le cerner.

Dès le lendemain, il sella sa monture, prit quelque argent, son épée et partit à la recherche de sa vie.

Il vit du pays, des jouvencelles, des clercs et des bandits. Partout, il montra pareils courage et probité. Sa renommée parfois le précédait, car à force, des légendes couraient sur son compte. Il discuta avec les plus érudits des sages, partagea la pitance de gueux et de lépreux, fomenta avec des bandits des rapines contre les princes exploiteurs, rencontra les plus somptueuses femmes, qui le plus somptueux désintérêt rencontrèrent. Bref, il devint un chevalier errant en quête, comme il y en avait tant d’autres.

Parfois, il rencontrait une personne qui avait entendu parler d’une Princesse née des étoiles.

Pour obtenir ces informations, il lui fallait alors prendre une mission, ou combattre un monstre, ou échanger un bien.

Ainsi, se battit-il contre un ours qui terrorisait une contrée, si grand et si puissant qu’il lui fallut plus d’une heure pour simplement détacher la tête de la bête de son tronc monstrueux. On lui indiqua alors que la princesse appelée Gwendoline se trouvait au nord.

Il s’y rendit et fut pris en chasse par un peuple de barbares roux et sans pitié, dont il ne réussit à se faire oublier qu’en exposant les restes découpés de leur chef aux quatre coins de leur campement.

Un vieillard rusé et matois, qui se faisait passer pour un ermite afin de capturer dans ses rets d’innocentes pucelles, lui promit des informations sur Geneviève, s’il lui ramenait le trésor que possédait un baron dans son château. Ce baron était réputé pour sa cruauté et les crimes contre Dieu qu’il commettait. Le Prince vint en paix et négocia avec le Baron. Il obtint le trésor en l’échange d’un corps d’un homme de Dieu, que le baron comptait soumettre aux pires infamies. Alors, le Prince remit à l’ermite le trésor. Le vieux libidineux lui confia que Geneviève était morte dans un village du nord est, plusieurs années auparavant. Le Prince n’attendait pas grand chose du filou, il ne fut pas déçu. C’est donc sans remords particulier qu’il le passa par le fil de l’épée, pour le remettre au Baron dévoyé. Il frissonna néanmoins lorsque l’adepte de Satan commit le péché sodomite avec le corps sans vie du vieillard.

Cela dura neuf mois. Neuf mois lors desquels le Prince alla de place en place, glanant ça et là des légendes et des indices qui le mèneraient à Guenièvre. Il n’obtint que des fausses pistes, qui lui firent perdre un temps précieux. La Princesse lui échappait sans cesse.

Mais mû par une volonté indéfectible, il courait les landes et les cités, les aventures et les havres de paix. Et c’est ainsi qu’il se retrouvait à l’heure actuelle au plus profond d’une forêt inconnue.

***

Le Prince finit par s’endormir, l’esprit torturé et marqué au fer rouge par le souvenir de son amour. Ses rêves furent agités, comme à leur habitude. Entre deux tableaux de la plus sale des horreurs, habités de créatures aux pattes de salamandre, aux ailes de chauve-souris, aux gueules de serpent, au corps de poisson, aux yeux de lion, aux cornes de Belzébuth, il fut frappé par un songe étrange, qui le réveilla couvert de sueur au milieu de son sommeil.

Il avançait à pied dans une forêt des plus sombres, seul et sans épée. Il ne savait pas très bien où il allait, mais il avançait rapidement, car à chaque fois qu’il s’arrêtait, le sol meuble s’enfonçait sous lui. Il avait bien tenté une fois de s’immobiliser longtemps pour voir ce qu’il adviendrait, et n’avait dû sa survie, une fois enseveli à moitié corps, qu’à la liane qui traînait non loin de lui. Il ne voyait qu’à peine, le fouillis de la végétation étant par trop inextricable. Ainsi se dépêchant et luttant contre l’environnement, il échoua dans une clairière au milieu de laquelle un étang s’engourdissait. L’eau très claire laissait apparaître le sol vaseux.

Une femme se baignait, nue, plongeant et nageant en riant. Elle devait avoir une trentaine d’années, comme les très légères rides autour de ses yeux le laissaient supposer. Ses seins étaient lourds et leur corolle large. Elle était menue, sa peau rose clair bleuissait parfois lorsqu’une veine approchait trop de la surface. Ses grand cheveux roux moutonnaient le long de son cou, descendaient en cascade en dessous des omoplates. Ses hanches s’étaient épaissies avec le temps, mais elles conservaient un bel aspect, amphore que les mains du potier ont longtemps caressée.

Elle aperçut le Prince et lui fit signe de la rejoindre. Le Prince s’exécuta. Dans l’eau, la terre cesserait peut-être de vouloir l’engloutir. Il se défit de son armure rouillée, de sa tunique élimée, et apparut dans toute sa crasse, accumulée au cours de ses pérégrinations. Sa peau était grise, des croûtes rousses tachetaient son corps de points eczémateux, la sueur collait ses poils le long des jambes. Il s’enfonça avec délice dans l’eau glacée et glauque. La vase dans laquelle s’enfonçaient ses pieds le caressait délicatement. Arrivé près de la femme, celle-ci l’aspergea en riant. Il essaya de l’attraper, mais à chaque fois elle filait entre ses doigts, vive et se moquant de lui. Enfin, il plongea complètement, et réussit à se saisir d’une de ses chevilles. Se redressant, il tira à lui la femme.

Elle se retrouva collée à lui, chaude, souple et ferme. Ses seins pesaient contre la poitrine du Prince, ses mains se rejoignaient dans le dos de l’homme, caressant la naissance des fesses. Son pubis au soyeux duvet vint se frotter contre le sexe qui se tendait. L’eau clapotait le long de leurs cuisses jointes.

Elle embrassa le Prince, introduisant puis tournant sa langue tout doucement. Le Prince se laissa complètement aller. Cette femme lui plaisait et il la voulait maintenant. Il employa enfin ses mains, qui plongèrent dans l’eau pour atteindre les fesses de la femme, qu’elles pétrirent doucement, les doigts écartés, fouillant là où il était possible de s’insinuer. La Femme s’écarta doucement, lui posa un doigt sur la bouche qu’il s’empressa de sucer. Alors, elle descendit lentement et sa tête à moitié immergée vint se coller contre le sexe tendu du Prince. Elle promena longtemps sa langue sur le membre et finit par l’engloutir totalement. L’eau clapotait sur la peau du Prince, et il avait l’impression de se retrouver dans un gouffre profond, chaud et parcouru de pointes glacées.

Le Prince se sentit défaillir. Il voulut posséder cette femme, il voulut pénétrer à l’intérieur d’elle. Il voulait que sa semence se retrouve en elle. Doucement, il poussa la tête de la Femme. Mais celle-ci, plutôt que de le suivre, se raccrocha à lui, enfonçant ses griffes dans les reins du Prince, collant encore plus sa bouche sur le pubis de l’homme. Le Prince voulait faire vite, car il se sentait partir. Cependant la femme s’activait, insensible aux mouvements que le Prince effectuait. Sentant le plaisir monter, il abandonna ses velléités ; se laissa faire.

Des minuscules démangeaisons picotèrent l’intérieur de ses doigts et de ses mains. Son esprit se vida, ou plutôt une myriade d’étoiles défilait dans sa tête à un rythme insoutenable. Il sentit une vague qui naissait dans ses reins, une vague qui lui faisait mal, et dont il savait que l’écrasement serait une libération. Enfin, il explosa et hurla.

Ce hurlement le réveilla. Il se retrouva sur son séant, le cœur battant la chamade, brisé et pantelant. Son bas-ventre baignait dans un liquide poisseux et chaud. Il se rendormit aussitôt.

***

Par condensation, la rosée du matin creusait de petites rigoles dans la crasse de son cou. Il se réveilla moins las que la veille, mais toujours aussi désenchanté. Dans le ballet de verdure, d’azur et de d’ambre qui sublimait cette matinée, aucun elfe n’était venu lui indiquer où trouver la fille des étoiles. Des baies firent son petit déjeuner. Les bois sentaient lourdement, d’un parfum capiteux et aigre. Il se remit en selle, après avoir remballé Iah-Hel. Il savait qu’un jour nouveau et pourtant au combien identique aux autres s’annonçait à lui. Il ne savait plus très bien ce qu’il recherchait, mais il savait qu’il lui fallait chercher. Il reprit son chemin.

Sur son cheval, le prince en avait plein la tunique.

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